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« La digitalisation est incontournable mais personne ne sait à quelle vitesse elle se fera »

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« La digitalisation est incontournable mais personne ne sait à quelle vitesse elle se fera »

PORTRAIT NICOLAS NOUCHI CHD

© Laetitia Duarte

À quelques jours de la deuxième édition de FoodHotelTech qui se tiendra à Paris les 4 et 5 juin, Nicolas Nouchi, directeur général de CHD Expert, nous donne son analyse sur l’évolution du digital dans le Foodservice.

Quelle est la place du digital sur le marché du Foodservice en France ?

Le mouvement de digitalisation est en cours, il est même incontournable. C’est une évidence mais on ne sait pas à quelle vitesse et sur quels domaines l’implantation va se faire de manière majeure. On constate que la digitalisation demeure lente dans le secteur de la restauration, et ce pour plusieurs raisons. D’un côté, le secteur compte encore de nombreux indépendants qui sont ancrés sur leurs acquis. De l’autre, les startups qui s’implantent rapidement manquent parfois de connaissances du Foodservice et d’équipes dédiées à la force de vente. Elles sont davantage issues du milieu ingénieur et portées par la génération hyper digitalisée. Et dernier point qu’il ne faut pas négliger, le consommateur n’est pas forcément prêt pour tous les domaines possibles de cette digitalisation.

La France serait-elle en retard dans ce domaine ?

Je n’ai pas le sentiment qu’un gouffre nous sépare des Américains ni des Anglais. Dans ces pays, il existe des facteurs de blocage. Mais il est vrai que les solutions du front-office  vont se développer en premier lieu et plus vite grâce aux chaines de restauration. Et dans ces deux pays, les chaînes sont plus présentes qu’en France. Aujourd’hui, on sait que ce sont les exploitants de la restauration rapide qui sont le plus propices à utiliser les nouvelles solutions. Ils sont notamment portés sur le Click & Collect, les applications mobiles pour le client et les programmes de fidélité. Selon notre étude, 17 % d’entre eux ont souscrit à une solution digitale ou ajouté une application digitale dans les douze derniers mois contre  1 % dans la restauration à table et 1 % dans la restauration collective. Du côté des consommateurs, ils sont 49 %  à utiliser des applications de référencement de restaurants, 36 % des applications de livraison de repas, et 32 % des applications de réservation de tables.

Lors de votre intervention au salon, vous allez remettre des kits pédagogiques, de quoi s’agit-il ?

Dans la course effrénée du digital, nous avons identifié des difficultés aussi bien du côté des startups que des restaurateurs. L’idée est donc d’ouvrir la réflexion et d’apporter des solutions sur ces deux points. Le premier kit (sous forme d’un fichier à télécharger) de développement est destiné aux startups afin qu’elles puissent évoluer avec une meilleure connaissance des acteurs de la restauration et de leur fonctionnement. Le second kit, lui, est dédié à accompagner les restaurateurs en décryptant toutes les solutions existantes en back-office et en front-office, et leurs enjeux. Ainsi que les modalités à suivre une fois la solution choisie : mise en place, déploiement, adhésion du staff, éducations des clients… Ce qui est certain, c’est que le marché est loin d’être mature, et qu’il a vocation à croître.

Propos recueillis par Isabel Soubelet

 « La possible croissance du digital en hôtellerie-restauration », intervention de Nicolas Nouchi, DG de CHD Expert, le 4 juin de 16h à 16h45, Salle 1.

 

 

 

 

 

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