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L'UMIH accueille Hervé Gaymard

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A l'occasion des Etats généraux de la sécurité alimentaire, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie avait invité le ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales pou

En accueillant Hervé Gaymard, ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales, André Daguin,  président de l'UMIH, n'a pas manqué de souligner deux choses. D'une part, l'importance de l'événement : «C'est la première fois que nous recevons un ministre en exercice ! », a-t-il déclaré. D'autre part, la satisfaction de la profession d'avoir l'oreille du nouveau gouvernement : «Hier, nous ressentions un mépris total pour le collectif que nous sommes ; or, depuis quelques mois, ce n'est plus du tout le cas.»


Invité d'honneur des Etats généraux de la sécurité alimentaire, le ministre a donc répondu aux inquiétudes des restaurateurs. En premier lieu, à celle portant sur les OGM (organismes génétiquement modifiés), alors que doit être votée à l'automne prochain la réglementation européenne sur leur traçabilité et leur étiquetage.

Sur ce sujet, Hervé Gaymard a tenu à souligner la différence totale de perception culturelle qui existait entre les Etats-Unis et l'Europe. Les premiers voient en effet un protectionnisme dans le moratoire sur les OGM, alors que la position de la seconde est guidée par des raisons de santé publique, d'environnement, de transparence et de liberté de choix. Deux projets de règlements dans lesquels Hervé Gaymard s'est pleinement investi en 2002 et qui sont désormais en deuxième lecture au Parlement européen. Ils portent sur les denrées alimentaires, les aliments pour animaux, l'étiquetage et la traçabilité des OGM. «Ils visent  à mieux garantir la sécurité sanitaire, mais également, et peut-être plus encore, à préserver la liberté de choix des consommateurs», a expliqué le ministre qui a aussi tenu à réitérer son refus de l'obscurantisme qui conduit à «la loi de la trouille maximum». Il  a donc insisté sur la nécessité d'un débat scientifique et démocratique : «C'est pour cela que la recherche, publique ou privée, doit être faite.»

Le modèle alimentaire français

Autre crainte des restaurateurs français : que soit préservée la pérennité de la diversité des gastronomies et des saveurs. Un sujet sur lequel le ministre de l'Agriculture s'est voulu rassurant, en répétant son attachement au modèle alimentaire français. Tout comme sur celui du système des signes officiels de la qualité et de l'origine (Inao) en souhaitant néanmoins la «recherche d'une certaine cohérence entre les différents sigles et appellations, car les consommateurs ne s'y retrouvent pas toujours».  

Le ministre a souligné également l'importance de la traçabilité des denrées alimentaires. «A cet égard, une démarche plus systématique d'étiquetage de la provenance, comme celle mise en oeuvre pour la viande bovine, doit être envisagée». Tout en reconnaissant que l'application du décret relatif à l'étiquetage dans les établissements de restauration n'a pas été forcément simple, Hervé Gaymard s'est montré ouvert au dialogue : «D'après ce que je sais, les choses ne se passent pas si mal. Si cela n'était pas le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir ! »

Le contact est en tout cas engagé : «Nous avons beaucoup de choses à faire ensemble... Les occasions (de rencontres) ne manqueront pas», a déclaré Hervé Gaymard. Tout en saluant le «remarquable travail de la profession» dans l'élaboration du Guide des bonnes pratiques d'hygiène restaurateur, validé en 1999, il a souhaité que les hôteliers et les restaurateurs soient partie prenante à la préparation du projet de loi sur le développement rural.
jcschamberger@neorestauration.com

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