« Internet peut être néfaste au chiffre d’affaires des entreprises que nous défendons »
Le 09 novembre 2010 par Florent Beurdeley
Alors que le congrès du Synhorcat, qui se tiendra à Paris, le 13 décembre, arrive à grands pas, le président du syndicat de la rue de Gramont, Didier Chenet, revient avec nous sur les grands chantiers de la profession.
Néorestauration : Le paysage syndical patronal dans le secteur apparaît très morcelé. La récente représentativité acquise par le SNRTC s’ajoute à ce climat d’éclatement. Aujourd’hui, vous défendez essentiellement les indépendants…
Didier Chenet : Les différences structurelles entre les groupes, les chaînes, tenues par des fonds de pension et les entreprises patrimoniales, que nous défendons, sont nombreuses. Leurs buts diffèrent également. Une entreprise indépendante, patrimoniale, a pour but ultime d’être transmise. Alors que les groupes industriels poursuivent une logique financière. Ce n’est pas une critique, c’est un constat. Dès lors, il est aisé de comprendre que certains intérêts divergent.
Néo : Vous avez assigné le site internet TripAdvisor et son pendant commercial, Expedia. Par cette action, vous souhaitez mettre en lumière les dérives et les dangers que présente internet pour la profession…
D.C : Il existe deux types de sites internet en lien avec la profession : les sites d’information, et les sites commerciaux. Les problèmes commencent lorsque que l’on mélange les deux. De plus, une entreprise indépendante vit grâce à son chiffre d’affaires. Or de nombreux sites internet de réservation fonctionnent grâce à un système d’allotements, qui induisent le client en erreur. A l’heure actuelle, 60 % des réservations se font par internet. Par exemple, vous souhaitez réserver une chambre et le site vous indique qu’il n’y en a plus de disponible. En réalité, toutes les chambres de l’allotement ont été vendues, mais l’hôtel dispose encore de chambres libres. Ce système est donc néfaste pour le chiffre d’affaires et au final pour l’activité de nos entreprises.
Néo : Au chapitre de la formation, votre organisation se montre également très active…
D.C : Nous avons signé un partenariat entre notre organisme de formation, l’Asforest, et l’Atelier des chefs, afin de mettre l’accent sur la formation continue pour les professionnels. Par ailleurs, nous avons engagé un ancien inspecteur de l’Education nationale, qui va servir d’interface entre les professionnels et les organismes de formation.
Dans la même rubrique
-
Le Synhorcat gagne contre Expedia
05/10/2011 -
La cuisine d’assemblage bientôt réglementée ?
05/10/2011 -
Terrasses : les maires n’auront pas plus de pouvoir
12/10/2011 -
La TVA menacée
12/10/2011 -
Amendement Siré : réaction des Maîtres Restaurateurs
12/10/2011 -
L’Umih représente le secteur du Tourisme au sein du Conseil national de la mer et des littoraux
26/10/2011
-
Lancement d’une campagne pour l’emploi
26/10/2011 -
Signature d’un accord-cadre entre le Synhorcat et le ministère de l’emploi.
26/10/2011 -
Nouveau coup d’arrêt pour la restauration commerciale
03/11/2011 -
L’Umih en pleine effervescence
14/09/2011 -
Agnès Théodose devient secrétaire général du SNRTC
20/09/2011 -
Fête de la gastronomie : ce qu'en pensent les Français
26/09/2011















