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Former la Génération Z

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Former la Génération Z

© Generation Z - 4plebs

Une étude mandatée par Swiss Education Group préconise des pistes.

Née à partir du milieu des années 90, en même temps que les smartphones et les réseaux sociaux, la Génération Z est une génération « digitale » qui utilise quotidiennement et dès le plus jeune âge ces outils de façon intuitive. Les jeunes d’aujourd’hui ne conçoivent d’ailleurs plus vivre sans eux : leurs téléphones portables sont une extension d’eux-mêmes et 2/3 d’entre eux pensent qu’ils sont moins productifs et moins heureux sans leur mobile.

 

A l’occasion du 18ème International Recrutment Forum qui s’est tenu la semaine dernière à Montreux, Swiss Education Group a présenté les résultats d’une étude menée sur la Génération Z et ses besoins en formation. Selon cette étude, l’enjeu majeur est de permettre à la Génération Z de profiter de la technologie dans le cadre de leur formation sans pour autant souffrir de ses effets indésirables.

 

L’étude mandatée par Swiss Education Group et réalisée par Alexandra Broennimann, experte du comportement des consommateurs, a pour but de mieux comprendre l’évolution des attentes des étudiants et celle des professionnels des domaines de « l’hospitalité ». La première phase de cette enquête évaluait les caractéristiques distinctives de la prochaine génération de professionnels afin de se préparer à l’arrivée de cette nouvelle génération d’employés. La deuxième partie de l’étude se penche sur l’évolution de leurs besoins en termes de formation ; en particulier sur l’usage intensif des cybertechnologies et les bonnes habitudes à prendre afin de minimiser les effets indésirables de cette addiction.

 

Tirer profit de la technologie sans en subir les effets :

• 1er constat : l’émergence rapide de la cyber-technologie et l’exposition croissante à une grande quantité d’information ainsi qu’aux stimuli des réseaux sociaux ont un impact direct sur l’anatomie et le fonctionnement du cerveau de la Génération Z. Mal utilisée, la technologie peut donner lieu à de nombreuses neuropathologies comme par exemple la perte d’aptitudes cognitives, la myopie, la dégradation de la qualité du sommeil, etc.

 

 • 2ème constat : l’usage des technologies reste avant tout positif, pour autant que l’on suive quelques règles « d’hygiène virtuelle» qui permettent d’éliminer ou en tout cas de diminuer drastiquement les effets négatifs.

 

Apprendre aux jeunes à se déconnecter et aux professeurs à enseigner autrement

 

 Dans le cadre de cette étude, Alexandra Broennimann a déterminé quelques habitudes d' « hygiène virtuelle », spécifiques pour les étudiants afin de leur permettre de voir exactement ce qui se passe dans leur cerveau lorsqu'ils utilisent la cyber-technologie, de leur apprendre à identifier tous les effets et avantages de la technologie, ainsi que de leur partager des recommandations sur ce qu'ils devraient faire ou ne pas faire. Parmi les habitudes à intégrer, il est par exemple préconisé de mettre son téléphone en mode silencieux pendant la nuit, prendre des notes manuscrites, continuer à entretenir des relations humaines et ne pas se contenter d’amis virtuels, acquérir une culture numérique et utiliser la technologie efficacement, faire la différence entre une audience virtuelle et ses amis, etc.

 

Elle a également élaboré une nouvelle méthodologie afin que les enseignants adoptent des techniques d’éducation adaptées aux avancées technologiques, tout en protégeant leurs étudiants. La chercheuse conseille entre autre de promouvoir les règles d’hygiène virtuelle, de valoriser une série de « skills hors ligne » (les compétences de présentation, le langage du corps) que les étudiants doivent maîtriser, de mettre l'accent sur l'apprentissage qui exige un engagement actif et non une réaction passive ou encore de prôner la recherche en ligne mais toujours accompagnée d’une réflexion sur papier afin d’apprendre à pratiquer la transférabilité de leurs compétences acquises. Parmi d’autres conseils à l’usage des enseignants en terme de gestion en classe, on retrouve l’utilisation de la narration pour maintenir l’attention des étudiants tout en liant les éléments informatifs que les jeunes peuvent obtenir eux-mêmes en ligne, éviter les exercices multitâches pour garder la concentration, ou encore privilégier le travail en groupe avec des discussions pour équilibrer le « temps passé devant l’écran » par rapport aucontact direct. Au sujet de l’éducation de la Génération Z, Florent Rondez, CEO de Swiss Education Group, précise : «Les enseignements que l’on tire de cette étude sont précieux et vont nous permettre de faire passer l’apprentissage basé sur la technologie à un niveau supérieur. On ne peut pas changer le comportement des jeunes mais on peut changer la manière dont Swiss Education Group appréhende leur formation. Les jeunes ont aujourd’hui de la peine à discerner l’usage efficient du mauvais usage des cyber-technologies et il est de notre devoir de les mettre en garde et de leur apprendre à tirer le meilleur parti de la technologie d’aujourd’hui ».

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